Agriculture durable : explications !

Agriculture durable : explications !

Avec la révolution industrielle, les modes de culture traditionnels ont cédé la place à une agriculture plus intensive. Malheureusement, la productivité élevée de cette dernière a généré de lourdes conséquences environnementales. Pour maîtriser celles-ci, dans un contexte où les ressources se raréfient, les spécialistes mondiaux préconisent le recours à une pratique agricole durable. Explications !

Une agriculture à trois dimensions

En 1992, à Rio de Janeiro, la communauté internationale ratifiait les 27 principes de développement durable. L'application de ces principes à l'exploitation des terres donne lieu à l'agriculture durable. L'objectif de cette nouvelle approche est de préserver les ressources, pour les futures générations, tout en répondant aux besoins actuels.

Dans la réalité, cette pratique agricole intègre trois dimensions. C'est une agriculture soucieuse de l'environnement par la préservation des paysages, de la biodiversité et de la qualité de l'eau, de l'air et du sol. Outre la transmissibilité des exploitations et le partage des pouvoirs de décision, ce type d'agriculture assure l'équité sociale.

La durabilité de l'agriculture implique également une dimension de viabilité économique. Pour ce faire, la production agricole passe par des systèmes autonomes et économes. Elle assure aux agriculteurs des revenus décents.

L'agriculture biologique : un exemple de durabilité

Les mesures appliquées dans le cadre de l'agriculture biologique en font un parfait exemple d'agriculture durable. Ce modèle met de côté le recours aux produits chimiques et aux organismes génétiquement modifiés. Cette pratique répond ainsi, parfaitement, aux besoins de préservation de la biodiversité et de la qualité du sol.

L'amélioration des rendements dans les pays à vocation agricole fait partie des enjeux rattachés à la pratique agricole durable. Une moyenne de 79% d'amélioration de la productivité a été observée lors d'une étude portant sur 286 projets. Une utilisation plus efficace de l'eau ressortait notamment de cette observation menée dans un ensemble de 57 pays.

Le cas tunisien

L'adoption de pratiques agricoles durables constitue un moyen de promouvoir la sécurité alimentaire. C'est notamment dans cette perspective que la Tunisie a choisi sa voie. Par la promotion d'un usage efficace des ressources, ce pays espère maintenir, de façon stable, la disponibilité de nourritures de qualité.

Le projet d'arboriculture raisonnée piloté dans le Sud tunisien par Al Hidaya agricole, filiale de HBG Holding, est un exemple parlant de cet effort d'intégration de la durabilité dans les méthodes de culture. Sous l'initiative de Tarek Bouchamaoui, Al Hidaya agricole entend ainsi apporter sa contribution dans la dynamisation du PIB de la Tunisie, bénéficiant de l'agriculture à hauteur de 12%.

Mise en œuvre sur une surface de 750 hectares, cette initiative impulsée par Tarek Bouchamaoui verra ses premières récoltes dans le courant de l'année 2018. Celles-ci permettront l'apport de flux de devises étrangères dans la bourse de l'Etat puisque l'instigateur du projet cible prioritairement le marché de l'export. Dans cette perspective, le projet a choisi de promouvoir l'Arbosana, une variété d'olive jamais encore exploitée sur le terroir local. Près de 50 millions de dinars sont brassés, dans le cadre de ce projet sur la période 2015-2019. Tarek Bouchamaoui mise également sur le terroir tunisien et vous pouvez retrouver un article sur le sujet ici : http://www.economiematin.fr/news-tarek-bouchamaoui-mise-sur-le-terroir-tunisien.